Le jour où…

18 12 2012

Le jour où... dans Le jour où... jaieumoncode-300x197Avez-vous déjà eu l’impression de jouer dans un film d’action ? C’est ce que j’ai ressenti ce matin-là…

Harold devait partir à 7h15 de la maison, et afin que je puisse être à l’auto-école à 8h30, nous avons mis au point un plan savamment  orchestré pour préparer les enfants et organiser leur récupération. A 8h, Nana passait chercher Elena, et quelques minutes plus tard, je déposais Ethan au centre de loisirs… jusque-là, notre plan s’est déroulé sans accroc !

J’arrive à 8h30 à l’auto-école plutôt détendue, car c’est le responsable (appelons-le Lulu) qui doit nous emmener en voiture au centre d’examen. Nous avons rv à 10h sur place, et bien que le centre soit tout au nord de Paris et que nous soyons tout au sud, 1h30 devrait suffire pour y parvenir. C’est sans compter sur un des candidats (appelons-le Gaminot), qui au moment de monter en voiture réalise qu’il n’a pas sa carte d’identité sur lui… non, ce n’est pas une blague, ce benêt l’a oubliée et il s’en prend devant nous à sa maman qui ne la lui a pas préparée la veille. Gaminot a 18 ans, mais ça n’a pas d’importance, c’est Môman qui trinque… quelle ingratitude !  ;) (A noter pour dans 15 ans : le jour où Ethan passera le permis, il préparera lui-même sa pièce d’identité… grrr !).

Après quelques secondes d’hésitation, Lulu décide de faire un détour par chez Gaminot, et nous voici cherchant à relier la porte de Vanves et la ville des Gentils (Gaminot est mon voisin ? Misère !) au beau milieu des bouchons. Lorsque Gaminot récupère enfin sa carte et remonte en voiture tout penaud, cet imprévu nous a fait perdre 1/2 heure.  Il est 9h, il pleut, le périph et les maréchaux sont complètement bouchés, et Lulu commence sérieusement à s’inquiéter. Nous sentons que notre périple va être tendu. La course contre la montre commence…

Le problème à Paris, c’est que lorsque vous êtes coincé, vous êtes coincé… et il n’y a pas d’autre alternative que ne pas respecter le code de la route pour arriver à destination. C’est donc parti… Lulu grille les feux, enchaîne les queues de poisson sans vergogne, dépasse par la droite et roule à 100 en plein centre ville… décidé à nous mener coûte que coûte à bon port ! Ce jour-là, entre la porte d’Orléans, et la porte de Clignancourt, j’ai cru mourir 100 fois, et si j’avais su me signer, je l’aurais fait ! Car le mot « rallye » est faible pour désigner notre course… j’étais accrochée à la portière, en train de guetter la sirène des flics qui auraient décidé de nous prendre en chasse ! Mais nous avons eu de la chance… ils étaient ailleurs et peu importe où !

Pendant ce temps, l’heure tournait, et à 9h30, Lulu nous dit : « C’est mort, nous ne serons jamais à l’heure au centre d’examen ! ». Je réponds : « Ah non, ça ne va pas être possible ! Lulu, on tente le tout pour le tout, mais on ne lâche rien ! ». Encouragé, le voici qui accélère de plus belle, réussit à esquiver les radars, et slalome entre les voitures ! (Oui, ce monsieur sera mon moniteur, parfaitement !). Le silence règne dans la voiture, et on entend seulement les aiguilles des Iphone faire « tic…tac…tic…tac »… Enfin, enfin, nous parvenons au centre d’examen. Nous nous éjectons de la voiture et courons comme des fous jusqu’au bâtiment. Il est 9h53. Une queue interminable se dresse devant nous, et si près du but, nous angoissons de devoir faire demi-tour. Il est hors de question de revivre cette incroyable expérience, nous n’en serions tout simplement pas capables humainement !

Enfin, nous passons le portique, descendons les escaliers, et, à 9h57, Lulu tend notre dossier à l’inspecteur… qui l’accepte… alleluia ! Nous allons passer le code. Je fais intérieurement une petite danse de la pluie, car si avoir le code serait merveilleux, le passer est déjà une chance vu l’aventure que je viens de vivre ! Avec mes copains de code, nous nous écroulons contre le mur, et nous tentons de nous remettre de nos émotions, avant d’enchaîner sur une révision express. Excès de vitesse de 39km/h ? Veuillez citer le montant de l’amende et le nb de points en jeu… chef, oui chef !

Allez, c’est enfin à nous, nous entrons dans la salle bondée, et nous enchaînons avec l’épreuve. Je suis concentrée comme si j’allais gagner un million de dollars à la sortie,  et les minutes qui suivent la fin de l’examen sont les plus longues de ma vie… Tous les candidats ont leurs résultats, et nous patientions, patientons… lorsqu’enfin, le petit monsieur m’appelle et qu’il m’annonce   »C’est bon ! », j’en ai les larmes aux yeux ! 2 fautes, c’est rien, c’est juste pour faire baisser la moyenne de celles commises par Lulu ce matin ;)

La pression retombe enfin, et je suis aux anges ! Fini la salle de code, place à la conduite ! Bon, pas celle de ce matin, on est d’accords… mais celle du jeune conducteur bien sous tous rapports ! ;)

Quelle aventure mes aïeux ! Le jour du code, on sera quelques uns à s’en souvenir ! ;) Comme dit Lulu « Je n’ai jamais emmené des élèves à l’examen dans de telles conditions »… on veut bien le croire ! ;)


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3 réponses à “Le jour où…”

  1. 19 12 2012
    Hugonenc Francis (22:45:16) :

    Bravo Lulu et félicitation Muriel 2fautes dans ces conditions ça mérite une médaille et une coupe de champagne à bientôt bisous

    Répondre

  2. 20 12 2012
    bosque (09:00:34) :

    Effectivement sacré périple, au moins tu t’en souviendra de ce jour
    Encore félicitation ma copine
    Gros bisou

    Répondre

  3. 26 12 2012
    sam sam (03:13:31) :

    Bravo! Quelle aventure!.. Nb: je ne savais pas que ton moniteur c’était Jack Bauer.. La classe!

    Répondre

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